LE PARC NATIONAL DES LENÇOIS MARANHENSES
Le joyau de la couronne brésilienne, ce sont bien ces rangées infinies de dunes de sable parsemées de lagunes d’eau cristalline, à quelques dizaines de kilomètres de São Luis, dans le parc national des Lençóis Maranhenses, «draps du Maranhão» en portugais.
Ces draps là constituent un désert d’environ 100 km de long sur 50 de large, en bordure de l’Atlantique au nord, cerné par une forêt irrégulière au sud.
Vu du ciel, le spectacle est d’une singulière beauté : au creux des dunes gracieusement dessinées par le vent, les pluies tropicales emprisonnées ont créé d’immenses piscines d’eau douce, verte ou bleue.
La randonnée au cœur de cet espace sauvage offre elle aussi des sensations incomparables : sous un soleil implacable et dans une ambiance tout ce qu’il y a de plus saharien, la baignade est possible à tout moment, et la découverte d’improbables villages récompense les plus persévérants.
C’est superbe et unique, au point de mériter de figurer au Top 10 des sites à découvrir en Amérique du Sud, au même titre que les chutes d’Iguaçu, le Machu Picchu, le salar d’Uyuni ou le Perito Moreno.
SÃO LUIS
Riche d’un patrimoine historique et culturel de premier plan, São Luis s’est vu décerner par l’UNESCO le titre de Patrimoine de l’Humanité en 1997. Comment classer São Luis ? Les mélanges successifs de populations noire, indienne et européenne aboutirent au fil des siècles à donner à la ville son visage contemporain, métissé à majorité noire.
Sommes-nous dans le Nord ou dans le Nordeste du Brésil ? L’environnement est-il tropical, aride, maritime ou les trois à la fois, ce qui serait bien improbable … Et pourtant, São Luis présente toutes ces facettes.
Le centre historique de la ville, avec ses 3000 édifices de l’époque coloniale en partie rénovés, offre un véritable voyage dans le temps. Et un voyage en première classe, si l’on considère la fantastique homogénéité de l’œuvre des peintres, sculpteurs et autres architectes qui, au fil des siècles, ont travaillé l’esthétique de l’ensemble. Façades colorées, grandes bâtisses aux hautes fenêtres, enchevêtrement de petites ruelles qui aboutissent parfois à une inattendue place ou à une fontaine de pierre ornée d’azulejos.
São Luis a conservé ses monuments, ses influences diverses et ainsi, indéniablement, son séduisant cachet colonial.
Le soir, la ville s’anime et différents groupes se constituent dans les rues pour danser ou jouer de la musique. Comme le dit un adage local, "celui qui s’endort à São Luis, se réveille poète".
lundi 8 mai 2006
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